Europe : espoir ou échec ?

Le 22/03/18

L’Europe est régulièrement dénigrée. L’Italie vient de donner une claque aux partis pro-européens. Nous en sommes pas très loin en France. Pourtant l’Europe est une réelle réussite et tout risque de guerre est écarté. Sans Europe, la France aurait dû dévaluer sa monnaie à cause de ses déficits chroniques. La politique internationale s’adresse à l’Europe, chose inenvisageable il y a quelques décennies. Les médias annoncent que Trump a pris des sanctions sur l’acier contre l’Europe et non contre la France et L’Allemagne. Ces sanctions ont vu immédiatement la réponse d’annonces de sanction de l’Europe et sur ce sujet l’unanimité sera facilement obtenue.
Nous considérons que le PS est coupable d’avoir laissé Fabius saborder le référendum sur la constitution pour l’Europe en 2005 et nous avons maintenant une Europe antisociale et anti-solidaire ! Si cette constitution s’appliquait aujourd’hui, le travail détaché serait aboli, car il est désapprouvé par une large majorité en Europe. Ce n’est pas possible à cause de la règle de l’unanimité qui demeure à la suite de la victoire du non au référendum. De même, la sécurité aux frontières extérieures et un FBI européen pour lutter contre le terrorisme seraient mis en place comme aux USA et au Canada, dans le cadre d’une politique fédérale.
Comment peut-on retrouver une Europe qui à nouveau apporte l’espoir ?
Valéry Giscard d’Estaing donne une bonne réponse dans son livre, Europa, la dernière chance de l’Europe. Il ne faut certainement pas une nouvelle constitution et un nouveau référendum, car les peuples sont devenus hostiles à l’Europe. Il faut à la place constituer un noyau dur de l’Europe, Europa, regroupant les pays qui acceptent des politiques fiscales, économiques et sociales similaires avec à terme un gouvernement commun sur ces politiques. Pour la France, cela demanderait de s’aligner sur les autres pays européens : retraite à 65 ans, 39 heures de travail hebdomadaire. Ce noyau dur aurait une puissance économique égale aux USA et pérenniserait notre politique sociale pour très longtemps. Sans cela, le déclin se poursuivra.


Hervé Morel
Groupe centriste UDI

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