Jamais sans toit…

Le 27/02/17

  Comme chaque année, alors que le plan « Grand froid » s’est arrêté le 6 février, le mal-logement perdure : personnes sans hébergement, sans domicile fixe, mal logées. Comme chaque année, la Fondation Abbé Pierre vient de présenter son rapport annuel : 4 millions de personnes mal logées, 12 millions de personnes fragilisées par le logement... 2000 personnes meurent chaque année dans la rue à un âge moyen de 49 ans. Le mal-logement est lié à la pauvreté qui touche aujourd'hui 8,6 millions de personnes dans notre pays.
A Villeurbanne comme ailleurs, des enfants scolarisés n’ont pas de toit après la classe. Ces enfants à la rue bénéficient parfois d’une solidarité exemplaire. Des collectifs de parents d’élèves et de personnels se mobilisent pour interpeller les pouvoirs publics, faire le lien avec les associations compétentes et financer des nuits d’hôtel et des repas cuisinés en attendant mieux. Ainsi, plusieurs semaines de lutte ont permis à 3 enfants de l’école Descartes d’être enfin pris en charge.
Fait symptomatique de la politique menée par ce gouvernement, le Fort Saint Laurent à la Croix-Rousse, propriété du ministère de la Défense, actuellement centre d’hébergement d’urgence qui accueille plus de 90 personnes, est mis en vente au plus offrant pour faire un hôtel de luxe au motif de la réduction des déficits publics ! Pourtant, la France n’a jamais été aussi riche qu’aujourd’hui. Le coût de l'aide au logement d'urgence est actuellement sans commune mesure avec la perte de recettes induite par l'évasion fiscale. Un logement pérenne pour tous, c’est possible. La cause du mal-logement est d’abord la mauvaise répartition des richesses. Facteur d'intégration sociale, le logement est un droit à sanctuariser. Il faut rendre constitutionnel le droit au logement, investir dans la construction annuelle de 150 à 200 000 logements à énergie positive et effectuer 700 000 réhabilitations thermiques.

Olivier Gluck,

Groupe Rassemblement citoyen EELV-FDG

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