Le droit d'asile remis en cause

Le 03/09/18

Lors de la délibération de la loi tant décriée sur le droit d’asile, portée par l’ancien sénateur-maire de Lyon, ex-président de la Métropole de Lyon, et actuel ministre de l’Intérieur, une association porta 348 gilets de sauvetage orange au sénat, avec sur chacun d’entre eux, le nom d’un sénateur. Les sénateurs de droite et son extrême n’ont évidemment pas daigné aller chercher les leurs alors que les sénateurs communistes s’y sont rendus ainsi que des socialistes et écologistes. « L’État noie le droit d’asile » dénoncent-ils ensemble. Et la sénatrice communiste Éliane Assassi de dénoncer que pour les auteurs de ce projet de loi, les exilés ne sont pas humains. « Ce texte, dit-elle, est à l’image de l’hypocrisie de l’exécutif actuel qui a refusé, de tendre la main à l’équipage de l’Aquarius. La France n’est plus à la hauteur de son image de pays des droits de l’Homme. »

Maintenant, cette loi est votée et les démocrates de gauche épris de droits de l’Homme, socialistes, communistes et insoumis, portent l’affaire devant le Conseil constitutionnel dans l’espoir à un retour au droit d’asile, dont la France par le passé s’est souvent honorée. Cette loi porte manifestement atteinte aux principes fondamentaux de la République. « Tout homme persécuté en raison de son action en faveur de la liberté a droit d’asile sur les territoires de la République. » C’est le 4e alinéa du préambule de la Constitution de 1946.

En cause par exemple, la limitation du droit du sol à Mayotte pour les enfants dont au moins un parent a vécu régulièrement sur l’île durant 3 mois minimum avant leur naissance peuvent prétendre à la nationalité française. C’est une atteinte au principe d’indivisibilité de la République et au principe d’égalité. C’est une remise en cause des règles essentielles et anciennes en matière de nationalité.

Vantant cette loi, Gérard Collomb, a vu son texte se faire largement applaudir par les députés de la majorité, joints parfois par les députés du Rassemblement national. Tout est dit !

Hector Bravo,
Groupe Communistes et républicains

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