Réfugiés et immigrations

Le 23/01/19

« Il suffit de visiter une fois dans sa vie, le centre d’accueil de Lampedusa pour se convaincre que l’accueil des réfugiés est notre devoir », déclarait récemment, Gérard Larcher, président du Sénat. Cela est même, au moins partiellement, inscrit dans le droit international et ratifié par la France et L’Europe. Il ajoutait qu’il ne fallait pas pour autant rester sourd aux craintes de la population qui se traduisent notamment par une forte progression des extrémismes partout dans le monde.
La pédagogie reste le seul rempart.
Nous souhaitons faire la différence entre les réfugiés et le reste des immigrations qui pour l’essentiel sont économiques. Dans ce dernier cas, le problème concerne des effectifs bien plus importants.
« Il suffit de renvoyer les immigrés clandestins dans leur pays », entend-on trop souvent. En fait, cela ne marche pas, car pour expulser des clandestins vers leur pays d’origine, il faut des laissez-passer consulaires du pays d’origine. Or souvent, ce n’est pas l’intérêt (économique) des pays d’origine de délivrer ces laissez-passer ! Et la France peine à expulser les clandestins qui devraient l’être suite à des décisions de justice.
« L’Afrique a pour seul vrai voisin l’Europe. D’ici 2050, la population africaine devrait doubler et atteindre 2,5 milliards. Cela sera 2,5 milliards de clients ou d’immigrés potentiels » déclarait Jean-Christophe Lagarde, le Président de l’UDI.
Ici, le mot client est très positif : « le client est roi » dit l’adage. En effet, le client, c’est celui qui peut payer. Quand les Africains seront les clients des Européens, cela voudra dire que l’essentiel des problèmes de l’Afrique aura été résolu.
Notre intérêt est donc de coopérer avec l’Afrique par exemple sur l’éducation et pour développer l’économie pour que ce soit la première option qui gagne et que les Africains préfèrent rester dans leur pays. Malheureusement, la France n’a plus les moyens d’une telle coopération ambitieuse : l’Europe pourrait l’avoir, mais encore faut-il lui confier la politique d’immigration et de coopération et lui en donner les moyens.


Hervé Morel,
Groupe centriste UDI

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