Une République exemplaire pour restaurer la confiance

Le 27/02/17


Le candidat des Républicains mis en cause dans une affaire d’emploi fictif, le Front National soupçonné de travail dissimulé de ses assistants au sein du Parlement européen, ce début de campagne présidentielle est marqué par un parfum délétère de favoritisme et d’avantages indus. Si bien évidemment la présomption d’innocence s’applique, il ne fait guère de doute que de telles affaires aggravent la défiance des citoyens à l’égard de leurs dirigeants. En 2013, face au choc des révélations de l’affaire Cahuzac, François Hollande avait réagi rapidement en faisant voter la loi sur la transparence de la vie publique. Aujourd’hui, c’est grâce à cette loi que le parquet financier a pu se saisir aussi vite des révélations médiatiques et que la justice puisse être en mesure d’établir les responsabilités des uns et des autres. De son côté, la création de la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique a permis un contrôle plus strict du patrimoine des élus. Ces réformes, certes moins commentées que d’autres, n’en restent pas moins des actes forts de ce quinquennat. Car la transparence de la vie politique doit demeurer l’un des piliers du fonctionnement démocratique de nos institutions.
A ce titre, François Hollande, raillé comme rarement un président ne l’a été sous la Cinquième République, n’aura jamais eu un mot désobligeant à l’égard de la presse. Ce n’est malheureusement pas le cas du candidat des Républicains qui, au contraire, préfère alimenter un climat de défiance. Car, dénoncer un coup d’Etat institutionnel ou faire siffler des journalistes et des juges dans les meetings, ne va pas rehausser un débat démocratique déjà abimé par des postures populistes. Nous appelons à une autre voie, celle d’une République exemplaire et d’un débat qui mérite d’être à la hauteur des enjeux.

Loïc Chabrier
Groupe socialistes et apparentés

.

Pour recevoir toutes les actus de Villeurbanne dans votre boîte mail, inscrivez-vous à la newsletter